8 février 2013 |
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D’abord, nous vous invitons à lire le dossier Art-peur que publie cette semaine l'édition montréalaise du journal Voir. On y trouve quatre textes qui s'intéressent aux politiques du gouvernement Harper envers les arts et la culture.
Un premier article collectif propose une analyse éclairante du financement fédéral en culture et en déduit un système à deux vitesses. Là où le gouvernement Harper a choisi de couper dans l’aide à la production télévisuelle, à la tournée internationale des arts de la scène ou encore dans la diplomatie culturelle au nom du rendement et de l’efficacité de ses programmes, les mannes du Trésor se sont pourtant montrées plus que généreuses pour les commémorations d’une lointaine épopée guerrière ou de la parenté monarchique, lesquelles semblent étonnamment échapper aux critères d'efficacité en vigueur à Patrimoine canadien.
Elsa Pépin concentre son analyse sur le milieu théâtral en portant son regard sur la refonte des programmes au Conseil des arts du Canada,
André Péloquin revient sur les conséquences de la nouvelle Loi sur le droit d’auteur, alors que
Normand Baillargeon illustre la nature somme toute assez variable, pour ne pas dire arbitraire, du conservatisme de ce parti dit conservateur. Enfin, une discussion réunissant la présidente du CQT, Dominique Leduc, le président de Culture Montréal, Simon Brault, et le journaliste indépendant, Steve Proulx, et portant sur la difficile relation entre le milieu culturel québécois et le gouvernement Harper a été présentée dans le cadre de l’émission Voir.tv. La discussion peut être visionnée
ici.
Cette semaine se déroulait un important forum de discussions sur la chanson québécoise. Organisé par le CALQ et réunissant artistes, producteurs, diffuseurs, organismes subventionnaires et figures politiques, cet évènement a permis que soient abordées les différentes problématiques que rencontre depuis plusieurs années la chanson québécoise de langue française. Pour le journaliste
Antoine Robitaille, « l’ennui est que le Forum se concentrera sur la chanson d’abord en tant qu’« industrie culturelle » ; non comme réel pan de la culture. En somme, en plus des problèmes de « diffusion » et de « création » (propres aux « industries culturelles »), la chanson québécoise souffre actuellement aussi d’un sérieux problème de « transmission » auquel il faudrait s’attaquer d’urgence. » Il y a là une critique pertinente sur la transmission entendue maintes et maintes fois dans le milieu théâtral en référence à une fréquentation du théâtre peu assidue et très variable d’une région à l’autre par les élèves du Québec. Dans cet ordre d'idée,
Rober Jasmin et Marie Fradette signent un texte d’opinion dans lequel ils font valoir l’importance du rôle de l’école dans la transmission de ces vecteurs culturels que sont entre autres la chanson, le théâtre et la littérature.
Enfin, plusieurs d’entre vous sont au courant que La Brigade volante, fort populaire programme du CAC qui offre un soutien organisationnel aux compagnies artistiques du pays, est en cours de révision depuis quelques mois.
Cette révision ne semble toujours pas aboutir, puisque le CAC a annoncé l’annulation de son concours du printemps. Qui plus est, la nouvelle mouture, attendue pour juin 2013 verra également son budget révisé à la baisse.