Revue de presse du 21 janvier au 2 février 2017

3 février 2017

Face à l’horreur du 29 janvier

Dans leur bulletin du 31 janvier, les Arts et la ville exhume le Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence pour lequel l’Unesco avait recueilli plus de 50 millions de signatures. Six principes indiscutables constituent le cœur de ce manifeste :
  • Respecter toutes les vies,
  • Rejeter la violence,
  • Libérer sa générosité,
  • Écouter pour se comprendre
  • Préserver la planète
  • Réinventer la solidarité

Prenant l’exemple de ce manifeste, les Arts et la ville nous invite à « mettre en mouvement une culture de la paix » et à en faire « l’élément central de notre identité ».
 
À l’heure où l’idéal proprement occidental de la paix universelle est remis en cause par les conflits internationaux et la violence terroriste, une question surgit : à quels sacrifices sommes-nous prêts pour préserver la paix ?


Contre les préjugés, le théâtre

Des travailleurs sociaux en santé mentale du Saguenay-lac-Saint-Jean ont été, le temps d’une formation, les acteurs d’une pièce de théâtre levant le voile sur les réalités autochtones. L’objectif de cette formation interactive est d’aider les intervenants à déconstruire les préjugés envers les Premières Nations afin de permettre aux services de santé de s’adapter à ces populations.
 
« C’est une manière de faire prendre conscience, mais pas de culpabiliser. (…) explique une des formatrices, Jessica Nanipou »

Acteurs passifs guidés par un narrateur amérindien, les travailleurs sociaux expérimentent l’histoire et les cultures autochtones. La pièce de théâtre est ici conçue comme le reflet fidèle du monde extérieur : « Aujourd'hui, vous êtes Amérindiens, dit d'emblée l'animateur spirituel, Tshieuten. Ces couvertures sont votre territoire. Au fur à mesure (sic) que les participants remontent l’histoire autochtone, les couvertures se replient, leur territoire se rétrécit ».


« Possibles », projet d’avenir 

La Serre – Arts vivants lance son tout nouveau projet, « POSSIBLES », dans le cadre du 375e de Montréal. Ce projet interdisciplinaire et urbain permet aux artistes d’appréhender des enjeux de société à travers leur création et ce faisant d’établir un dialogue avec les citoyens. « Une fois par mois et tout au long de l’année 2017, POSSIBLES présente les oeuvres de 12 artistes provenant de différentes disciplines artistiques en collaboration avec 12 partenariats créatifs dans 12 lieux inusités de Montréal. L’objectif : donner une voix aux artistes émergents en les invitant à créer des POSSIBLES autour de 12 enjeux locaux issus de rencontres citoyennes ».