Conseil québécois du théâtre
Annonce de la nouvelle structure des programmes au Conseil des arts du Canada
17 juin 2015 | PARTAGER :        
Le Conseil des arts du Canada (CAC) a dévoilé la semaine dernière les nouvelles orientations des six nouveaux programmes qui caractérisent son nouveau modèle de financement. Il s’agit d’une restructuration majeure puisque les programmes de subvention du Conseil sont actuellement au nombre de 147. À l’issue de cette refonte structurelle, les six programmes retenus se déclinent comme suit : Explorer et créer, consacré à la recherche, au développement et à l’innovation ; Enraciner et partager, en soutien aux organismes pour « la production et la présentation d’activités artistiques courantes, viables et de grande qualité » ; Renouveler la pratique artistique, voué à l’innovation ; Rayonner au Canada et Rayonner à l’international, afin de favoriser la diffusion, selon l’échelle visée ; Créer, connaître et partager l’art autochtone, en appui aux artistes issus des Premières Nations. Même si les programmes du CAC ne seront plus déclinés par discipline artistique, les enveloppes financières ainsi que l’évaluation des demandes de subvention demeureront disciplinaires. Sur le plan de l’échéancier, les détails et les paramètres de programmes seront connus à la fin de l'automne 2015. L'année 2016 sera consacrée à la consultation, à la bonification et à la préparation de l'implantation des nouveaux programmes. Ceux-ci seront en place pour les demandes de l'année 2017.
 
Dans une entrevue accordée au Devoir, le directeur et chef de la direction du CAC, Simon Brault, a expliqué les principaux motifs qui ont alimenté sa réforme : « Auparavant, lorsqu’on était confronté à une discipline ou à une approche inédite, on mettait sur pied un nouveau programme ou un nouveau service, avec toute la lourdeur administrative que cela suppose. Une approche par défaut dont le corollaire a été le développement d’une structure byzantine, ces programmes additionnels venant constamment s’ajouter à une masse en perpétuelle expansion et jamais réévaluée dans sa globalité. Or justement, c’est par là que le personnel du CAC a commencé. Au fil des ans, et presque malgré lui, l’organisme s’est transformé en machine de conformité chargée de surveiller l’admissibilité des artistes en fonction des critères associés à une suite quasiment infinie de programmes. Moi, j’ai voulu qu’on aille davantage sur le terrain, et qu’on soit davantage dans l’accompagnement avec les artistes, et qu’on essaie davantage de soutenir leurs ambitions et leurs objectifs plutôt que de les inciter, involontairement, à adapter leur discours en fonction de tous ces critères. C’est un changement de culture fondamental. » De plus, M. Brault affirme sans ambiguité qu'aucun organisme ne sera pénalisé par ce nouveau modèle.
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